Suite à une mesure mise en place par le gouvernement en catimini, les vignerons français ont décidé de se mobiliser avec l’opération cequivavraimentsaoulerlesfrançais.
Le 19 septembre dernier, le nouveau plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives était adopté. Voté par un comité interministériel présidé par Jean-Marc Ayrault, un document de 80 pages traitant des pratiques à mettre en œuvre pour faire reculer les pratiques addictives et dangereuses en France. Seul hic, une mention concernant l’interdiction de « la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne ». Une mesure qui touchait donc toutes les catégories d’alcool dont le vin.

cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr

Il n’en a pas fallu plus pour que les différents acteurs du secteur viticole se mobilisent pour contrecarrer cette interdiction. Réunis sous la bannière d’une campagne nommée « cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr », ce sont plus de 500.000 personnes en lien avec le vin et la vigne qui se sont manifestées selon Vin & Société, l’instigateur de l’opération. A travers un site Internet et diverses actions sur les réseaux sociaux, les vignobles estiment avoir attiré plus de 70.000 personnes sur cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr en une journée.
cequivavraimentsaoulerlesfrançais cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr, les vignerons connectés en colère

Une action éclair couronnée de succès

Hier, le 26 septembre, après une première journée de mobilisation autour de la campagne de protestation, le gouvernement a fait marche arrière. Sur le site de la MILDT (Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et les addictions), la mesure qui posait problème a tout simplement disparu du document officiel en ligne. Bien que les acteurs de la ‘cyber-révolte des vignerons’ se félicitent de l’efficacité de leur action éclair, ils soulignent quand même « cette pratique inédite et non respectueuse du débat démocratique ».

Une ‘coquille’

Mais qu’en est-il du côté du gouvernement ? Qu’est-ce qui explique cette suppression silencieuse ? Contactée par le site Clubic, la MILDT a expliqué que l’introduction de ce paragraphe était une simple erreur de leur part. « La mesure en question n’aurait jamais dû figurer dans le texte. Il s’agit d’une erreur. Cette disposition a seulement été abordée lors des discussions et de l’adoption, mais elle ne devait pas figurer dans la version finale.« .

Vin et société continue le combat

Même si l’association Vin et Société peut se féliciter de cette victoire, elle ne compte pas abandonner son combat car il y a bien d’autres mesures qu’elle ne souhaite pas voir appliquées -il y en a 5 en tout-. « Quel document fait foi ? Nous demandons au Premier Ministre de condamner fermement cette pratique et de remettre de la clarté dans le plan du gouvernement. Notre mobilisation se poursuit. Nous souhaitons l’abandon des mesures envisagées contre la vin et la création d’une instance interministérielle dédiée au vin», Joël Forgeau, président de Vin & Société.
(sources [1][2][3])